L’un des avantages d’avoir mûri ma décision de revenir à mon activité freelance, est d’avoir eu le temps de concevoir mes nouveaux outils de communication. Ma précédente expérience en tant qu’indépendant a été riche en enseignements. L’un d’eux se formulerait ainsi : le temps dont on dispose pour réaliser ses propres outils (logo, site, etc..) est cruellement restreint — tout simplement parce qu’il passe forcément après les projets rémunérés.
L’occasion, pour ce premier article, de revenir sur l’élaboration de ma nouvelle identité.
J’ai pour conviction, pour le nouvel univers que je souhaite mettre en place, d’aller vers l’efficacité, la pertinence et la sobriété. Un choix déterminé par des convictions personnelles et une étude de mon positionnement, mes objectifs et ma cible.
J’ai donc décidé de me limiter à un jeu strict de 3 couleurs. Mon premier jet, volontairement spontané et basé sur des affinités personnelles, m’a donné le résultat suivant :

Je trouve en général les tons de beiges agréables et doux en arrière-plan, j’ai donc commencé par là. J’ai toujours aimé marier le beige avec des tons de brun, et j’ai pour terminer opté pour un ton framboise comme couleur de soulignement, après quelques hésitations avec un vert – kaki, qui rendait l’ensemble trop organique. Cette association est une variante descendue du schéma blanc – noir – rouge, cher aux typographes, plus légère et moins contrastée.
J’ai même été jusqu’à travailler mes premiers jets de logo avec ce schéma de couleur.
Je n’étais pas satisfait du résultat — je recherchais quelque chose de plus contrasté. Je tenais aussi à ramener des teintes de cyan, pour l’imagerie institutionnelle du bleu, mais aussi pour raccorder cette nouvelle identité avec les précédentes, qui ont toutes comporté cette composante. Ce qui a fini par aboutir à :

Ce qui paraît bien loin du premier jet. J’ai d’abord choisi de passer le brun en dominante. Je savais en effet que les sites à fond sombres donnaient l’impression aux utilisateurs de se charger plus rapidement, suite à la lecture d’un article de Mark Boulton.
Mon portfolio allait se composer d’images et animations de grande taille, en qualité supérieure — le chargement ferait donc parti des contraintes. Bien sûr, il y a des contreparties : un fond sombre allait exiger une mise en page plus aérée (pour limiter la lourdeur visuelle,) un effort plus grand encore sur la lisibilité, et plus de travail sur la mise en page destinée à l’impression.
J’ai ensuite apporté ma teinte de cyan comme couleur de soulignement — et au passage réchauffé le brun pour limiter la froideur de l’ensemble. Le beige est devenu blanc, pour rehausser le contraste global.
La suite dans making‐of — Borisforconi.net, sur la genèse du logo
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