Cet article fait partie d’une (longue) série en quatre parties sur la naissance de mes nouveaux outils de communication — sur le choix des couleurs, sur la genèse du logo, sur la naissance de ce site et sur la mise en oeuvre technique.
Une fois mes couleurs choisies (ou un peu en même temps, comme vous allez le découvrir,) il me restait à passer à la création du logo. Une pratique qui m’est peu familière, et qui de fait peut s’avérer assez laborieuse — à chacun sa spécialité.
Très tôt s’est imposée la font utilisée. J’aime les grandes linéales hautes et étroites, aux formes très régulières. L’alternate gothic N°3, de Morris Fuller Benton, m’a très vite convaincue, d’autant qu’elle est très abordable — j’ai acheté la mienne 24€ sur fontshop. Je savais déjà qu’elle servirait aussi pour les grands titres du site.
La première partie du logo, à quelques interlettrages prêts, a ainsi assez vite vue le jour. Elle est fortement inspirée, dans la composition, de mes précédentes versions de logo.

Je tenais à y associer un pictogramme, car sur Internet, on a très souvent besoin d’un avatar carré. J’ai commencé par laisser libre cours à ma spontanéité. Voici quelques-uns de mes premiers essais, testés ici avec mon premier code couleur :



Le premier est un jeu autour de la lettre w, inspiré du travail de répétition de motifs typographiques de Judith Schalansky dans “Fraktur, mon amour”, Les deux autres sont fortement inspirés par les travaux de Josef-Müller Borckmann : Juni-Festwochen et Musica Viva.
Je n’étais toujours pas à l’aise. J’ai donc laissé passer du temps, au cours duquel a maturé le nouveau jeu de couleur. À peu près à cette période, je suis tombé par hasard sur un vieux sigle RF comme celui-ci :

Ce sigle m’a donné l’idée de jouer sur mes initiales BF — pas très éloignées de RF — et sur la ligature entre ces deux lettres. Je suis parti d’une base d’alternate gothic, pour l’homogénéité de l’ensemble, et d’un rectangle d’or pour les proportions. J’ai ensuite peaufiné mes formes pour avoir une lecture correcte en petite taille, ce qui est souvent le contexte sur nos écrans 72dpi.

J’y est ensuite appliqué mon code couleur, en prenant le blanc pour dominante — par anticipation sur le fond sombre du site à venir, pour un contraste intéressant. Pour moderniser le final, j’ai ajouté un peu de lumière au pictogramme, pour donner un léger effet de volume à l’ensemble.

Un peu plus tard, en bâtissant le site, j’ai eu quelques doutes sur le rendu final, par rapport à l’homogénéité de l’ensemble : les deux parties du logo (“borisforconi.net” et le pictogramme) n’étaient-elles pas trop disjointes ? Le pictogramme par rapport au reste du site n’avait-il pas trop de volume ? Le rendu était-il trop rétro ?

J’ai finalement conservé cette version, auquel je m’étais plutôt familiarisé. Il semblait de plus plutôt apprécié par mon entourage, et est celui qui pour moi dégage le plus de personnalité.
La suite dans making‐of — Borisforconi.net, sur la naissance du site
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